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La propagation de la chenille processionnaire en province d'Anvers
Pour avoir un aperçu de la propagation des chenilles processionnaires en province d'Anvers, chaque administration communale de la province reçoit chaque année un bref questionnaire. Cela permet de rassembler des informations sur le nombre d'endroits touchés, le nombre et la taille des nids, le mode de lutte et l'espèce d'arbre.
État des lieux actuel en matière de chenilles processionnaires 2008
57 des 70 communes se sont prêtées à cette étude annuelle. Chaque commune a reçu des mentions concernant les nuisances provoquées par les chenilles processionnaires.
La carte 1 montre une estimation du nombre d'endroits affectés par des chenilles. Les mentions concernent uniquement les endroits en agglomération ou dans des lieux publics, où les chenilles peuvent provoquer une nuisance pour la population. Cette carte montre que la province d'Anvers compte de nombreuses communes confrontées à une population élevée de chenilles. Onze communes, disséminées un peu partout dans la province, sont peu confrontées aux chenilles. Huit communes procèdent à des pulvérisations à titre préventif en agglomération et dans les lieux publics.
La carte 2 montre l'évolution par rapport à 2007. En 2008, moins de communes, c'est-à-dire 14 contre 59 en 2007, comptent un plus grand nombre d'endroits signalés. Treize communes (quatre en 2007) signalent moins d'endroits concernés. Dans 30 communes, la situation reste inchangée.
La carte 3 - la carte des nuisances - montre, sur la base d'une répartition par niveau, dans quelle mesure la nuisance est importante pour les habitants et reflète également la charge sur les services de lutte exécutifs.
Nous pouvons conclure ce qui suit des données récoltées:
La majorité des communes sont confrontées à d'importantes nuisances.
Dans le passé, la principale nuisance restait limitée au nord d'Anvers. À présent, nous observons une répartition des nuisances les plus importantes sur l'ensemble de la province.
Chaque commune a reçu des mentions. Le niveau deux (la commune est pour la première fois en contact avec l'apparition des chenilles processionnaires) a déjà disparu depuis 2001 dans le traitement des données de la province d'Anvers.
Légende des cartes
Répartition de niveau sur base de la charge pour les services exécutifs et de la charge subie par les habitants :
Niveau zéro : aucune donnée exacte connue.
Niveau un : peu ou pas d'endroits avec des chenilles sont apparus (<dix), ce qui fait que les habitants en ont peu souffert et que la lutte n'a pas influencé la charge de travail des services compétents (<deux jours de travail).
Niveau deux : la commune entre pour la première fois en contact avec l'apparition de chenilles processionnaires.
Niveau trois : le nombre d'endroits où sont apparues des chenilles processionnaires est faible à limité (>dix et <vingt), de sorte que les habitants en ont souffert et que la lutte a influencé la charge de travail des services compétents (jusqu'à une semaine de travail).
Niveau quatre : le nombre d'endroits touchés par les chenilles processionnaires est assez élevé ou élevé (>vingt), de sorte que les habitants en souffrent beaucoup et que la lutte influence clairement la charge de travail des services compétents (plus d'une semaine de travail).
Suivi des chenilles processionnaires depuis 1995
Le PIH entame sa quatorzième année de suivi, d'information et de conseils sur la chenille processionnaire vis-à-vis des communes dans la province d'Anvers.
Depuis 1999, la province interroge chaque année les communes de façon standardisée à l'aide d'un questionnaire qui analyse le nombre d'endroits signalés touchés par les chenilles processionnaires et la nuisance subie.
Nous avons comparé les données de 1999 à 2008 pour en dégager une tendance. Les résultats donnent une indication globale de la situation. Les données sont influencées par les traitements préventifs et les conseils dispensés.
La carte des nuisances (basée sur des observations subjectives et des données numériques) présente depuis 1999 une tendance évidente. Si l'on transpose les données de 1995 et 1996 sur des cartes des nuisances, nous constatons une évolution marquée. En 1997 et 1998, plusieurs campagnes d'information et de lutte ont été menées, mais il n'y a pas de données disponibles susceptibles d'être transposées sur des cartes de nuisances.
Le graphique ci-dessous montre une légère augmentation des nuisances en 2004 et 2005. Les nuisances diminuent en 2006, avant de remonter fortement en 2007 et en 2008. Ces nuisances excèdent celles de 1997.

Nombre de communes
Nombre de communes avec le niveau de nuisance le plus élevé (niveau 3 et 4 sur le graphique 3)
Nombre d’années d’inventaire et d’interrogatoire
En général, nous pouvons affirmer que jusqu'en 2003, les nuisances (nombre élevé d'endroits affectés) se limitaient au nord de la Campine et d'Anvers. En 2004 et 2005, les nuisances se sont étendues au Sud de la Campine et à la région de Malines. En 2006, les nuisances se sont limitées à la région de Malines, en 2007 elles se sont propagées au Sud de la Campine, à Anvers et à une partie du Nord. En 2008, les nuisances s'étendaient à l'ensemble de la province.
