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Lutte contre la chenille processionnaire

Le Provinciaal Instituut voor Hygiëne (PIH - Institut Provincial pour l'Hygiène) a toujours uniquement recommandé la lutte dans les agglomérations ou d'autres lieux publics, comme le long des sentiers de promenade et des pistes cyclables. Dans les parcs naturels et les zones forestières, on suppose que l'équilibre biologique peut être maintenu grâce aux ennemis naturels et l'homme en éprouve peu de nuisance. La gestion environnementale la plus responsable consiste à ne prendre aucune mesure.

Enlèvement des restes de chenilles

L'enlèvement des nids de chenilles processionnaires génère des déchets animaliers dangereux. Jusqu'à présent, nous connaissons dans les environs deux entreprises de traitement qui disposent d'une autorisation pour brûler les restes de chenilles. Vous pouvez télécharger un exemple d'offre de chaque entreprise.

Lutte contre la chenille processionnaire : Spinosad vs. Bacillus thuringiensis

Les communes ont reçu de la publicité sur le produit commercial "Tracer of Conserve" afin de lutter contre la chenille processionnaire. Il s'agit d'un produit à base de la substance active Spinosad.

Ce produit commercial est décrit sur le site de phytoweb. Le Spinosad est nocif pour les organismes aquatiques, ainsi que pour les abeilles et les bourdons. Si nous comparons le Spinosad au fonctionnement du Bacillus thuringiensis, nous remarquons que les produits à base de Spinosad ont un profil écotoxicologique beaucoup moins favorable. C'est la raison pour laquelle, d'un point de vue écologique, nous déconseillons l'utilisation de Spinosad. Si vous souhaitez quand même utiliser ce produit, une évaluation détaillée des risques est nécessaire.

Début 2008, le PIH a organisé une journée d'étude sur la chenille processionnaire et notamment sur la façon de la combattre.

Méthodes de lutte envisageables

Le feu

Pour lutter contre le papillon processionnaire, le moyen le plus direct et le plus respectueux de l'environnement consiste à brûler et aspirer les jeunes chenilles adultes.

Dès que les jeunes chenilles se rassemblent sur le tronc, vous pouvez commencer à les détruire par le feu. Il est important de disposer de bonnes instructions car le travail doit être très précis. Vous évitez d'endommager l'écorce de l'arbre en ne dirigeant pas la flamme verticalement sur le tronc, mais en l'effleurant comme un peintre avec son pinceau. Brûlez uniquement avec la partie jaune de la flamme. Commencez par le haut de sorte que les chenilles tombées passent encore par la flamme. Pour empêcher que les chenilles qui tombent de l'arbre ne remontent sur le tronc, mieux vaut, à la fin, diriger la flamme vers le sol. Prenez garde aux feux d’acottement. Pendant la saison, vous devez répéter quelques fois la méthode, de sorte que les chenilles qui rampent ultérieurement de la cime vers le tronc puissent encore être détruites.

L'avantage du feu est que vous pouvez travailler de façon rapide et flexible, en particulier tôt dans la saison. Cette méthode de travail présente également des inconvénients. La dégradation de la couche de cambium du chêne et les possibles feux d’acottement font partie des risques de cette méthode. Il n'est pas agréable de travailler par temps chaud et les vêtements doivent être jetés après l'opération.

Il existe sur le marché différents brûleurs au propane. Pour pouvoir brûler sur une hauteur de deux à trois mètres à partir du sol, mieux vaut utiliser une rallonge.

L'aspiration

Vous pouvez combiner la destruction par le feu avec l'aspiration de grandes quantités de chenilles grâce à un aspirateur industriel, un tonneau à lisier ou un véhicule de vidange par aspiration. Pour lutter contre les chenilles qui viennent d'éclore et qui n'ont pas de poils (jusqu'au troisième stade larvaire, difficile à voir), les aspirateurs sont appropriés. Il n'est pas encore nécessaire de prendre des précautions particulières.

Mieux vaut aspirer les chenilles qui ont des poils (juin - août) avec un lourd aspirateur industriel ou un tonneau à lisier équipé d'une pompe à vide, partiellement rempli d'eau avec une dépression d'au moins 3 bars. Les poils deviennent presque inoffensifs dans l'eau.

Qu'il s'agisse de destruction par le feu ou d'aspiration, l'opération doit être répétée plusieurs fois par saison (4 à 5 fois). Cette méthode permet de liquider les nids tout au long de l'année. Pour nuire le moins possible à l'environnement, il est conseillé de le faire par temps humide.

Commencez l'aspiration au printemps, peu de temps après l'apparition des œufs. Les chenilles se rassemblent alors sous de grosses branches et ressemblent à des boules sombres et poilues. Comme elles n'ont pas encore de poils et qu'elles ont peu de volume, vous pouvez travailler rapidement avec un rendement élevé. Aspirez-les de préférence le matin car, plus tard dans la journée, les jeunes chenilles se 'promènent'. À partir de début juin, les chenilles plus âgées se trouvent sur les troncs et vous pouvez les aspirer à tout moment de la journée.

L'aspiration combinée au feu fournit, à terme, le moins de risques pour l'homme et l'environnement. C'est la raison pour laquelle cette méthode est préférable aux autres. L'efficacité est bonne et les effets secondaires (dégâts liés au feu) sont locaux de nature. Le traitement nécessite toutefois beaucoup de travail et, surtout plus tard dans la saison, vous expose aux poils qui se libèrent.

Pulvérisation des feuilles

Si vous vous attendez à de grands nombres de chenilles en raison de l'atteinte des années précédentes, vous pouvez pulvériser les feuilles avec des produits chimiques ou biologiques. Vous éviterez alors que des mues et des chenilles mortes tombent des arbres plus tard dans la saison.

Lutte biologique avec des bactéries

Pour pulvériser la chenille processionnaire, il existe dans le commerce diverses préparations biologiques, dont la substance active est le Bacillusthuringiensis. Vous n'obtiendrez le résultat escompté que si les arbres sont suffisamment feuillus. Pulvériser les chenilles n'a aucun sens, car elles doivent assimiler l'insecticide via leur nourriture. La période à laquelle vous pouvez pulvériser est très limitée. Seules les chenilles qui en sont à la fin du deuxième stade larvaire et au troisième stade larvaire sont sensibles à cette substance. Les conditions atmosphériques doivent également être optimales. S'il pleut jusqu'à 24 heures après la pulvérisation, l'eau rince les feuilles de la bactérie.

La bactérie bacille produit un poison qui paralyse le système intestin-estomac, les jeunes larves assimilent ce poison digestif en rongeant la feuille. Cela fonctionne quelques jours après l'administration. La substance est très sélective. Les effets sont limités aux autres sortes de chenilles qui mangent la feuille traitée. La toxicité est très faible pour les animaux à sang chaud.

Produits phytopharmaceutiques chimiques

Les produits à base des substances actives suivantes : diflubenzuron, tebufenozide, spinosad, cypermethrin, deltamethrin et lambda-cyhalothrin (+ pirimicarb), sont reconnus pour la lutte contre la chenille processionnaire. (voir aussi www.phytoweb.fgov.be)

Les pesticides chimiques polluent l'environnement et les substances actives sont également nocives pour les autres insectes. Le PIH ne recommande donc pas l'utilisation de ces produits.

 

Entrepreneurs pour la lutte

Vous pouvez télécharger ci-dessous une liste d'entrepreneurs spécialisés dans la lutte contre la chenille processionnaire. Cette liste repose sur les coordonnées les plus récentes à notre connaissance.